Sur mon arbre, mon vertige et moi

Quand on a que le vertige comme seul bagage identifiable et permanent qui puisse avoir un impact sur l’idée de grimper dans un arbre, il n’est pas évident de tenter l’aventure de « l’accrobranche ». Choses vues et ressenties au Parc Aventure de Penzé, près de Morlaix, dans le Finistère, à la pointe de la Bretagne. Nous sommes dans un parc du réseau ÉcoPark.

IMG_2437

Il est des activités naturelles, qu’on place en tête des loisirs pendant un séjour touristique : enfiler des chaussures de marche et faire quelques kilomètres au bord de la mer, se prélasser en lisant les romans qui nous tomberaient des mains en période de travail ou chiner dans les brocantes et les vide-grenier à la recherche de l’objet qui illustrera une anecdote approximative… Quand on a passé l’âge de faire des prouesses physiques pour impressionner une assistance juvénile, on ne se lève pas le matin en se disant : »tiens si je passais quelques heures à crapahuter à quatre mètres de haut ! ». Et pourtant, nos réflexes de « marketteurs » touristiques est souvent de connecter entre eux les poncifs… monter dans les arbres, c’est pour les jeunes…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le vide ? Même pas peur !

J’ai le vertige. C’est comme ça. C’est plutôt pratique parfois… Parfois, c’est un peu compliqué quand il s’agit de garder un air détaché pour la photo tandis qu’on est agrippé à la pierre au sommet d’un clocher ou sur un escalier à l’air libre… C’est du vécu. Mais dans un parc aventure, si le vide est présent et visible, la tyrolienne vous fait vous en moquer. La première glissade dans le vide vous fait comprendre qu’équipé d’un harnais attaché à la ligne de vie, vous risquez de grandes sensations et tout au plus le ridicule. Louper la poignée à l’arrivée de la tyrolienne est si vite arrivé !

IMG_2441

Je me concentre

À cinquante centimètres de hauteur ou à quelques mètres, le dispositif est le même : il faut garder au minimum un mousqueton sur la ligne de vie. Ce qui devient un réflexe mais on ne gâche rien à réfléchir à deux fois. Je résume : j’arrive sur la plate-forme, je m’attache, je me détache en deux fois et me fixe au câble de l’atelier, je peux désormais avancer. Je pose les pieds sur un support étroit, mouvant, voire même instable. Quand on a réglé le problème du vide (voir paragraphe précédent), l’esprit est occupé, obsédé, par l’action du moment. « Après ça, je fais quoi… » L’effort de concentration est tel que l’atelier passé, le parcours achevé, vous ressentez d’abord une forme de fierté d’y être arrivé et une envie d’y retourner.

Conditions physiques

Le seul frein, qui peut être une motivation après tout, c’est de disposer d’une condition physique rodée et d’une certaine souplesse. Être ridicule parce que vous avez ripé en arrivant sur le bas de la tyrolienne et se retrouver dos à l’arbre de réception, à devoir monter sur la plate-forme qui est grosso-modo au niveau de votre tête… ça n’arrive pas tous les jours… même aux plus bricoleurs d’entre nous… Cette situation nécessite un certain effort, que vous assumez tranquillement. Rien ne presse. Et que vous paierez plus tard,quand certains muscles que vous pensiez déserteurs se rappellent à vous pendant les jours qui suivent. Bon, vous êtes un peu venu pour ça…

Si vous êtes un peu affuté, habitué à réaliser quelques mouvements de sportifs tout au long de l’année, les sommets vous attendent !

IMG_2442

Pas cap !

Les adolescents, qui peuvent tout, parlent de l’accrobranche comme d’une séance d’échauffement. Je vais faire le parcours « aventure », le parcours « acrobate », puis le « sportif »… Mais selon l’adage (adapté), c’est « au pied de l’arbre qu’on voit le voltigeur ». Après les quatre ateliers d’initiation, quelques secondes d’hésitation au moment de se lancer 70cm de vide sous les semelles, le parcours « découverte » et le parcours « famille » deviennent brusquement intéressants, « pour commencer ». Et si par hasard, les parcours les plus sévères ne se libèrent qu’au moment de quitter les lieux, c’est que les circonstances n’étaient pas favorables ou l’organisation des parents était défaillante, « comme d’habitude ». Cette dernière explication est grosse mais elle est très pratique.

Donc, pour résumer, l’accrobranche, ce n’est pas naturel mais en pleine nature, c’est haut-perché mais tu as autre chose à penser, tu t’appuies sur tes pieds mais tes bras aident, c’est une activité physique mais le plus motivé dégoûte les autres. Alors, vous aussi, goutez-y !

Test réalisé à l’ÉcoPark de Penzé, à quelques kilomètres de Morlaix et de Carantec, à la Pointe de la Bretagne, dans le nord du Finistère.

Voir aussi ce test réalisé en 2011.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s