Étudiant et réseaux sociaux (1) : consulter et devenir curateur

ImageAmphiVous entrez à l’université et pensez maîtriser parfaitement les réseaux sociaux. Votre compte Facebook est votre compagnon le plus fidèle. Il vous permet d’annoncer un numéro à trois chiffres (le nombre de vos amis), de discuter avec votre entourage à toute heure sans dépenser un centime et surtout de tout savoir sur votre « diaspora personnelle ». Arrivé à l’université, votre relation aux réseaux sociaux est tirée dans deux directions opposées : certains enseignants s’enorgueillissent de travailler à l’ancienne, vante les bienfaits des lectures laborieuses et annoncent un numéro à quatre chiffres, le nombre des livres de leur bibliothèque. À l’opposée, d’autres professeurs, résolument plus modernes, diffusent allègrement adresses mail, pseudos divers, voire des lettres collées au signe « # », sans autre explication que l’allégation suivante : « vous connaissez… »

Mais voilà, nous n’y connaissez pas grand chose. Les réseaux sociaux sont pour vous, à quelques exceptions près, une sorte de convention entre adultes consentants, qui, vue de l’extérieur, semble aussi attractive qu’une Renault Scénic de couleur gris clair, aussi « fashion » qu’un costume anthracite sur un cinquantenaire, aussi passionnant qu’une intrigue de feuilleton tv de l’après-midi.

D’abord quelques principes:

– Tout va bien : ne pas y être, consulter, devenir curateur ou même produire des contenus ; rien de tout ça n’est grave. Mais, « vous le savez déjà, non ? »

– L’utilisation professionnelle des réseaux sociaux diffère peu de l’utilisation personnelle mais requiert cependant quelques techniques de base

– Vous n’êtes plus lycéen, quand vous entrez dans les locaux de l’université ou de votre école supérieure, c’est en futur(e) professionnel(le) que vous vous présentez

RESOSOCIo

Personne ne maîtrise tout. On tente, on évalue, on garde, on oublie…

Voici quelques outils simples, qui répondent à des fonctions basiques ou complexes. Il vous appartient de savoir s’il est bon d’intégrer les réseaux sociaux en mêlant votre vie personnelle et votre vie professionnelle. Faîtes ce qui vous semble logique. Mais avant de débuter, il est important de toujours garder en mémoire ce dernier principe : pour vous comme pour tout le monde, le temps qui passe est linéaire, vous êtes une personne avec des relations de travail et des amis dans la vie, l’université est une étape dans ce parcours et tout ce que vous y faîtes peut être capitalisé pour la suite (même si vous n’avez aucune idée sur la nature de votre carrière à venir), alors soignez votre attitude dans les réseaux sociaux, sans crainte de solliciter, d’affirmer et même de contester, tant que le propos reste cohérent avec ce que vous êtes. On dit parfois que la timidité est la forme ultime de l’égocentrisme parce qu’elle présuppose que chacun de vos gestes est important pour autrui. Ce qui n’est pas le cas, pardon. En considérant les réseaux sociaux sous l’angle professionnel, vous serez entendu, ou pas, existerez pour certains, par pour d’autres. Mais, surtout, vous aurez un avant goût de votre capacité à prendre une place dans un environnement (éventuellement professionnel) et vous aurez aussi rapidement une lecture de la perception qu’ont les autres de votre contribution. Ce qui peut être utile au moment d’appréhender le métier sur le terrain.

Une précaution cependant : tous les exemples donnés seront adaptés aux navigateurs « Chrome » ou « Firefox ». Oubliez « Internet Explorer ». Ou délaissez « Safari » pour les Mac Addicts.

1. CONSULTER

Livres

Les cursus universitaires requièrent souvent le suivi de l’actualité. Vous trouverez toujours des contenus en ligne, relayés par les réseaux sociaux. Très rapidement, vous réaliserez comment les réseaux sociaux forment une galaxie d’outils interconnectés. Le même contenu se trouvant sur de nombreuses plate-formes.

– Les flux RSS

rssActiver des flux rss permet de générer automatiquement le contenu nouveau, la réactualisation, d’un site internet ou d’un blog. Vous avez repéré un site internet que vous souhaitez suivre ? S’il propose un flux RSS, vous pouvez :

– intégrer le flux sur un serveur de type Netvibes que vous consulterez régulièrement. Vous pouvez créer de nombreux tableaux de bord, présentant des thématiques différentes et les rendre publics. www.netvibes.com.

Prise en main : plutôt facile / Au quotidien : configurer son navigateur pour y accéder rapidement.

– rajouter à votre navigateur internet (Chrome, Firefox, etc.) une extension qui vous signalera la présence d’un flux. Vous couplerez cette extension à une application permettant la lecture d’un flux. Dans ce cas, c’est ce lecteur que vous consulterez régulièrement.

Prise en mains : plutôt complexe (extension + application) ; au quotidien : facile et ergonomique (application spécifique sur Mac).

– Scoop.it

mzl.phxbxxms.175x175-75

Scoop.it est une plateforme qui permet la création de tableaux de bord réactualisés à partir de nouveaux contenus en ligne. Chacun peut créer un ou plusieurs tableaux de bord et le partager en ligne. Vous pouvez, dans un premier temps, créer un compte sur Scoop.it, repérer les tableaux que vous souhaitez suivre et les consulter régulièrement. Scoop.it peut aussi vous adresser quotidiennement un mail pour vous donner les dernières nouveautés de vos centres d’intérêt. www.scoop.it.

Prise en mains : facile (création d’un compte) ; au quotidien : un tour d’horizon facile et rapide (qui doit être régulier)

2. DEVENIR CURATEUR

560.newsroom.ls.8812

Une fois que vous aurez identifié des sources en ligne qui vous semblent pertinentes, vous viendrez rapidement à la conclusion que cette sélection de contenus pourrait servir votre voisin de promotion ou un autre étudiant inconnu de vous mais dont les centres d’intérêt sont voisins des vôtres. Devenir curateur en ligne, c’est développer une logique éditoriale (je sélectionne des éléments, pas d’autres) en utilisant des outils adaptés. Le deuxième niveau de la « curation » est de rajouter un court commentaire à chacun des éléments postés, pour préciser l’environnement, présenter le rédacteur, nuancer le contenu, etc. C’est une première forme de création de contenu.

– Scoop.it

51f8e728a4f38_scoop_it

Devenir curateur sur Scoop.it vous permet de devenir actif, sans que l’exercice ne vous prenne trop de temps. Vous choisissez une thématique, un titre, que vous définissez en quelques lignes (cette présentation sera  systématiquement présente sous le titre), et surtout, vous avez à définir des mots clefs. Très peu de mots clefs dans un premier temps pour éviter d’avoir un spectre trop large. Scoop.it vous proposera alors des suggestions correspondants à vos mots clefs, que vous pourrez ajouter à vos tableaux de bord (mise en page automatique, instantanée) ou pas. Vous pouvez aussi intégrer vos propres références, non repérées par scoop.it, à partir de liens de votre choix.

Le principe de base des réseaux sociaux est d’évaluer l’impact de votre travail auprès des internautes et éventuellement de communiquer avec d’autres personnes. Ici, un internaute pourra suivre et donc devenir « follower » de votre thématique. Scoop.it propose aussi un score qui lui est propre et qui permet de se situer parmi les autres.  www.scoop.it.

Prise en mains, plutôt ergonomique (attention à la thématique et aux mots clefs); au quotidien, l’idéal est d’arriver à une régularité de 20 à 30 mn de curation hebdomadaire (par thématique).

– Paper.li

images

Sur Paper.li, vous avez des fonctionnalités voisines de celles de Scoop.it. La différence est qu’ici vous publiez un journal périodique qui va se réactualiser automatiquement à partir des nouveaux contenus sur des sites définis par vous (en utilisant par exemple des flux RSS). Paper.li publiera automatiquement un nouveau journal périodique auquel pourront s’abonner les internautes. Chaque nouvel exemplaire donnera lieu à une diffusion automatique auprès de vos réseaux sociaux (Facebook, Twitter…) www.paper.li.

Prise en mains : a priori très simple. Au quotidien : au démarrage ajuster les médias qui alimentent votre périodique pour être certain d’une bonne ligne éditoriale.

Publicités

« Good value » et qualification, nos chers voisins et nous

union-jack

Une question, presqu’une question de principe, à laquelle il est bien difficile de donner une réponse tranchée : savons-nous parler aux britanniques ? Sous-entendu : ne voulons nous pas, à tout prix, fourguer notre offre préparée pour la clientèle française à des anglo-saxons qui sont à mille lieux (miles) de notre logique ? Voici une tentative pour décoder nos relations. La petite Bretagne qui regarde la Grande.

Ile

1. L’anglais est un îlien. À moins de disposer d’un Yacht de grande plaisance sur lequel déposer la Morgan ou la Morris Minor, il lui faut passer par un opérateur de transport pour fréquenter nos destinations. Avant même de poser le pied sur notre littoral, les vacances sont plombées par ce simple fait. Ce qui peut expliquer la pratique courante de faire ses achats sur le continent une calculette à la main ou de commander une crêpe au beurre pour quatre au repas du soir. La variable du prix est peut-être celle sur laquelle il nous faut progresser, mieux informer, rassurer ?

Ceci n'est pas un label

Ceci n’est pas un label

2. « KISS », la devise d’origine américaine, est largement partagée par l’ensemble du monde anglo-saxon : elle signifie « keep it simple stupid ». Pour être comprises et partagées, les choses doivent rester simples. Le corollaire de cette maxime est que lorsque vous voulez quelque chose, vous le demandez, tout simplement. Celui qui reçoit la demande ne doit pas aller au-delà du premier degré. Il peut accéder à celle-ci ou pas. C’est potentiellement sans conséquence. Notre vieil habitude de créer des idéogrammes qui renvoient individuellement à une prestation (four micro-ondes avec horloge digitale, lave vaisselle avec fonction éco…) n’est elle pas du chinois pour nos amis britanniques, qui doivent, en plus, se repérer sur la carte, dans les niveaux de qualification… Alors, évidemment, un avis client, en anglais dans le texte, c’est tout de suite « more simple ».

Isntit

3. La bienveillance à l’égard d’autrui est un sentiment inné, qui peut s’exprimer par des formules d’exclamation parfaitement maîtrisée (le terme le plus courant est « lovely » conjugué en trois intonations haut perchées) ou se manifester par une politesse de bon aloi au détour de chaque phrase (nos bandes dessinées gauloises traduisent ces formules par « n’est-il pas ? » qui en redonnant la parole à l’autre intègre à la syntaxe anglaise les principes simple de l’empathie). Le prénom, qui correspond chez nous à une forme de proximité presque amicale, est d’un usage courant chez eux. Il ne faut pas confondre tout ceci avec le signe d’un début d’amitié ou avec un accord systématique entre deux personnes. Chez nous, passer du « Monsieur » du « Madame », au prénom de son interlocuteur peut libérer les énergies ; on se laisse aller à quelques apartés décalés… My god ! Si un prospect britannique utilise votre prénom, gardez votre calme, votre quant à soi, voire si vous avez ça en magasin votre flegme, ne vous emballez pas et n’allez pas vous appesantir de façon excessive qu’ils n’auraient pas sollicités. L’efficacité dans la « relation-client britannique » exige de faire simple, concret, direct et court et de rappeler le prénom à chaque nouvelle relation, qui confère à la communication une convivialité comme prélude au séjour: une sorte d’avance sur la promesse « warm and cosy ». Du coup, c’est facile, si un détail manque, il vous le demandera !

Ceci est un sentier public

Ceci est un sentier public

4. L’appréhension de l’espace est différente. Il faudrait être démographe ou historien pour y trouver une juste explication, mais la configuration de l’espace dans les îles britanniques est très « tendue » : l’espace privatif se résume à un couloir dans lequel se trouve une maison identique à ses voisines, prolongée d’un jardin dans lequel les compartiments végétaux sont un signe de distinction positif ; l’espace public dédié au déplacement est réduit au strict nécessaire (routes étroites, stationnement indigent et donc payant); par contre, les espaces partagés comme les parcs ou les terrains de jeux, tout en étant strictement délimités sont vastes et visibles. Les sentiers piétonniers sont accessibles depuis des barrières qu’on referme derrière soit. En quoi notre prestation est rassurante, soit parce qu’elle est clairement définie (jardin clos, stationnement privatif) ou différente (gratuité près des sites remarquables,, sans entrave, mais aussi naturelle, protégée, balisée…) ? Pour la Bretagne, on peut aussi évoquer la moindre densité de population, la capacité à se déplacer d’un point d’intérêt à un autre très rapidement (en voiture, par en transport en commun, c’est certain). Et, paradoxalement, si le déplacement se fait sans encombres, la densité de points d’intérêt touristique est phénoménale en Bretagne. Il y a quelques années, dans le cadre d’un partenariat avec la Brittany Ferries, nous organisions un « éductour » (educationnal tour comme ils disent), en une journée : de 8 h. à 15 h. le groupe visitait Roscoff, St Pol (passage), la Pointe de Penn al Lan et le Golf à Carantec, un enclos paroissial (Saint-Thégonnec ou Lampaul-Guimiliau) et la Maison à Pondalez de Morlaix. Donne-t-on suffisamment d’indices pour que nos clients britanniques puissent se projeter dans un séjour touristique chez nous ? N’oublions pas que le chemin le plus court entre l’Angleterre et la France est Dover – Calais. À moins de contredire cette image, nos destinations peuvent être facilement assimilées à Calais et son arrière-pays. Ce qui n’est pas très juste, n’est-il pas ?

GoodFood

5. La vision de la restauration est moins univoque qu’on le croit. L’Angletterre est une terre de gastronomie pour ceux qui peuvent se le permettre et les anglais sont parfois experts dans les cuisines exotiques ou produits du terroir, qu’ils peuvent pratiquer comme une passion, un hobby (de classe ? peut-être). Au quotidien, on parle de nourriture (« food ») comme terme générique, qui hésite entre le vinaigre et le sucre. Pour se distinguer les uns des autres, les restaurants ou pubs rivalisent de « quality food » et « good value », mettant en avant l’origine du produit et le rapport qualité-prix. Pas de label ou de notation prétendument scientifique. C’est le public qui note. Mais imaginons un instant une Miss Marple attablée à un restaurant de Chelsea, un Yorkshire sur les genoux : ce sont quatre yeux qui regardent l’assiette et, par effet de compassion et d’empathie,  s’interrogent sur le traitement qu’a subi l’animal que la patronne s’apprête à ingurgiter… À quelques kilomètres de là, le fils de Miss Marple a ses habitudes dans un restaurant végétarien de Soho… Combien de nos restaurants proposent un menu végétarien (merci Yann !) ? Combien de nos restaurants se contentent de recycler la garniture des plats traditionnels en un assemblage de légumes pour nourrir leurs clients végétariens ? Good food ?

0_0_460_http___offlinehbpl.hbpl.co.uk_News_RB_31961F77-D776-F894-26E082919A16A8BC.gif

La stratégie « enfant » de NT: cliquer sur l’image

6. National trust, indeed ! Contrairement aux dogmes de la culture à la française qui associe à l’interprétation du patrimoine précision des dates, variation des noms propres (des plus illustres aux plus obscurs, avec le même sérieux) et vocabulaire dédié (magie par laquelle une gouttière devient « chêneau »), les britanniques vont à l’essentiel: quelques repères pour appréhender « the big picture », des travaux qui figent et protègent un site remarquable et une attention particulière à l’enfant (en élargissant la découverte aux cinq sens plutôt qu’à l’évocation savante, celle qui conduit nos conservateurs en chef à associer les deux qualificatifs contradictoires « scientifique » et « culturelle »). Alors, pour bien accueillir l’ancien ennemi dans un château construit pour le bouter hors de chez nous, deux conseils: oubliez la généalogie des quatre familles qui l’ont possédé, et, épargnez-vous la traduction en anglais du vocabulaire savant validé par l’historien local… Keep it simple stupid !

Boxes, little boxes...

Boxes, little boxes…

7. La fonction d’un hébergement est d’héberger des clients, moyennant un prix de location correspondant à un niveau de prestation. Le niveau de prestation est implicite (il ressort d’une forme de bon sens partagé, standard non écrit qu’il faut atteindre pour répondre à la demande) quand chez nous, il est explicite (défini par un tiers, attributeur d’un agrément par audit externe et répondant à une liste de critères). Dans un cas, l’implicite est suffisant parce que l’attention au client est spontané, recherchée par le propriétaire dans une logique banale de rentabilité. Dans l’autre cas (le nôtre) il est une garantie préalable, un garde fou contre le malentendu, une doctrine qui établit les conditions du confort du client à l’insu de son plein gré. Pourquoi ne fait-on pas de haies paysagères entre les mobile homes des holiday-parks dans le pays des cottage gardens ? Tout simplement, parce que ça ne sert à rien : avec ou sans haie, ça reste un aménagement sommaire de grands cubes les uns à côté des autres. L’intérêt est dans la nature accessible à proximité. Que penser alors de nos « gorgeous » gite avec wi-fi, écran plat, salon de jardin en teck et jacuzzi à bulles dans un tel marché ? Que penser surtout du mode de pensée anglo-saxon élargi au tourisme digital qui emprunte le chemin le plus court entre le propriétaire et le client. Welcome AirBnB ! Il reste qu’aujourd’hui encore, chez nous, les hébergements les plus fréquentés (rentables ?) sont ceux disposant d’une qualification… alors il y a un virage que notre parc négocie actuellement et qui le fait glisser lentement vers la manière anglo-saxonne. Le sentiment est que nous naviguons entre le « good value » (prestation simple, prix abordable) et le « good quality – warm and cosy… » Dans le second cas, qui peut correspondre à un label haut de gamme, l’hébergement est au-delà d’un certain seuil (s’il propose une piscine intérieur, pas exemple) et peut afficher un prix supérieur. Entre les deux, sommes-nous sur le marché ?

Impression

8. My language is your language. « Imagine all the people… speaking french… » Pas la peine de s’embarrasser à apprendre une autre langue, nous sommes partout chez nous. Bon les autochtones parleraient notre langue comme une vache espagnole, mais nous arriverions à communiquer. La grande majorité des britanniques qui viennent nous visiter ne parlent pas français. Et, de notre côté, il y a peu de chance que nous rencontrions un francophone en Angleterre. Ce qui est OK puisque nous y allons pour améliorer l’anglais du fiston. Et puis, vous avez une minorité éclairée qui aime les langues étrangères, et, comme nous, viennent ici pour améliorer leur français. C’est tellement rare que ça mérite une récompense. Déjà que l’accent leur fait un petit effet, tenir une conversation en français pour un touriste britannique volontaire est « amazing », « a glorious moment ». Merci de ne pas leur en priver, mais si cela requiert de votre part un effort de remise en ordre des syllabes et des mots. Par contre, quand nous accueillons un anglais dans sa langue, nous sommes fiers qu’ils comprennent les mots et acquiescent à chaque bout de phrase. Ils sont charmants. Mais nous ne pouvons communiquer directement avec eux, notre première clientèle étrangère, qu’en développant nous aussi une forme d’empathie qui va bien au-delà du « turn left, go straight and there you are… » Pour cela, il nous faudrait, après avoir tiré un trait sur le dogme « vacances = soleil », aller sur leur terrain, chez eux, et s’imprégner de leurs habitudes, pour mieux comprendre la demande, l’offre qui leur est proposée. On peut même penser qu’au retour certaines tournures de phrases n’auront plus de secrets pour nous !

Si vous avez lu cet article jusqu’au bout c’est que, peut-être, vous avez votre propre opinion sur la question, vous connaissez bien nos voisins britanniques… alors n’hésitez pas à rectifier, compléter, argumenter, bref à commenter. Merci.